Fin de la mise en place des aménagements agricoles sur l'Annain

October 25, 2016

 

Quelques éléments contextuels

 

Dans le cadre de la première année du Contrat Territorial 2016-2020, plusieurs actions étaient programmées sur la rivière Annain. Les communes concernées par ces interventions sont Allouis, Berry-Bouy et Mehun-sur-Yèvre.

 

Sous la maîtrise d'ouvrage et le pilotage du SIVY, l’entreprise Franck RENIER, basé à la Chapelle Saint-Ursin, a réalisé plusieurs types d'aménagements agricoles sur près de 4 kilomètres de rivière.

 

À titre informatif, c'est plus d'un tiers du linéaire total du drain principal de l'Annain qui a fait l'objet d'aménagements.

 

Un double enjeu associant l'élevage et la protection du milieu aquatique

 

Ces travaux ont été motivés par des dégradations importantes des berges et du lit induites par le piétinement bovin, entraînant  plusieurs conséquences néfastes au bon fonctionnement du cours d'eau : colmatage du substrat par l'apport de matières fines, pollutions bactériologiques par les déjections animales (entérocoques et streptocoques fécaux, Escherichia coli, ...), raréfaction de la végétation en bordure du cours d'eau liée à une pression importante du bétail, ...

 

En plus d'être néfaste au bon fonctionnement de la rivière, le libre accès au cours d'eau peut être à l'origine de désagréments pour le troupeau,  avec par exemple des problèmes sanitaires (vache malade suite à l’ingestion d'une eau impropre), ou physiques (piétins, vaches piégées dans la vase, ne pouvant s'extirper par ses propres moyens). Cela entraîne une charge de travail plus importante pour l'éleveur avec une surveillance accrue à entretenir sur le troupeau. 

 

 

Comment répondre à ces altérations ?

 

Si la rivière est le seul point d'eau existant, plusieurs moyens d'abreuver le bétail sont possibles, sans que ceux-ci ne dégradent la qualité de l'eau et des milieux.

 

Selon la nature du cheptel, la configuration du site (hauteur de la berge, niveau d'eau…) et de la parcelle, la régime hydrique de la rivière, la volonté de l'éleveur, différentes conceptions d'abreuvoirs sont possibles : passages à gués, descente aménagée, pompe à museau, abreuvoir gravitaire, pompe à énergie solaire ou éolienne. Ces aménagements doivent être complétés par l'installation de clôtures, positionnés à 1 m minimum du haut de berge pour faciliter le développement d'une végétation spontanée.

 

L'accès aux berges par les bovins est ainsi canalisé et maîtrisé.

 

La définition du projet

 

Malgré plusieurs craintes émises par les éleveurs lors des premières rencontres, les discussions ont permis de trouver un consensus permettant de répondre à la fois aux attentes des éleveurs et aux gains écologiques attendus.

 

 

Les opérations, en quelques chiffres

 

Le coût total des opérations s'élève à hauteur de 65.000 euros TTC. Il comprend l'installation de 13 pompes de prairie, 5 descentes aménagées, 7 passages à gués, 3,5 km de clôtures barbelés ou électriques, et 1 pompe actionnée par des panneaux solaires.

 

Partage financier : Agence de l'Eau Loire-Bretagne (60%), Région Centre-Val-de-Loire (10%), Département du Cher (10%) et SIVY (20%).

 

Six semaines ont été nécessaires pour la réalisation des travaux (du 1er septembre 2016 au 21 octobre 2016).

 

Le secteur fera l'objet de plusieurs plantations en haut de berges, cette seconde phase est prévue pour le mois de décembre prochain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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