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Les plastiques, c'est pas fantastique dans nos rivières !

En collaboration avec l’Agglomération et la ville de Bourges, le SIVY participe, en juillet, à la gestion d’un embâcle localisé sur la rivière du Moulon, au sein de l’Agglomération Berruyère, avec l’entreprise « Rameau élagage ».

À l’amorce de son nouveau programme d’interventions 2023-2028, le SIVY souhaite agir et sensibiliser autour de la problématique des déchets en cours d’eau.

Il s’agit ici d’une obstruction partielle du lit du cours d’eau, à partir d’arbre(s) tombés il y a plusieurs années, entre les berges d’une parcelle de l’Agglomération, et d’un propriétaire privé. En résulte une accumulation progressive de résidus charriés par la rivière.

Embâcle sur le Moulon à sa confluence avec l'Yèvre

Insoutenable illustration de notre impact « ordinaire » sur l’environnement : un nombre considérable de déchets dits « macro-déchets » qui se transforment progressivement en résidus plus petits, les « micro-déchets » (inférieurs à 5mm), dont de nombreux plastiques, qui font souvent l’actualité lorsqu’on évoque les enjeux environnementaux des mers et des océans !

Une part considérable des plastiques des mers et des océans viennent des eaux douces !

Les réseaux de fossés, trottoirs et caniveaux, l’aménagement des plaines inondables (stades, parcs de jeux, parkings, …) sont autant d’infrastructures, dont nous héritons parfois, qui participent à l’apport de déchets dans les eaux douces qui cheminent dans nos bassins de vies… .

L’urbanisme tente désormais de mieux prendre en compte cet enjeu, dont l’équation se révèle particulièrement complexe : aménagements pluviaux dont les dimensionnements hydrauliques doivent répondre à l’intensification des phénomènes pluviométriques, drainages des sols, réseaux souterrains très denses en ville (fibre, gaz, assainissement, eau potable, chauffage urbain, électricité, …)

Bouteilles, ballons, pneus, polystyrènes, aérosols, compotes à boires, sacs plastiques, brosses à dents ou autre souvenir d’un innocent détour au fast-food, la plupart des déchets retrouvés dans cet embâcle illustrent bien notre quotidien. Tous ne proviennent certainement pas d’actes malveillants, il suffit, par exemple, d’une période venteuse ou orageuse, pour que le SIVY soit témoin d’une quantité considérable de déchets dans les milieux.


L’intervention de la collectivité

La réglementation encadre l’intervention de la collectivité sur les parcelles privées, comme c'est le cas de la quasi-totalité du périmètre du SIVY. La gestion des embâcles et déchets en cours d’eau relève alors du devoir de chacun des propriétaires sur sa (ses) parcelle(s), qu’il soit responsable ou non de son apparition.

La collectivité intervient de façon ponctuelle, selon ses moyens, dans le cas d'une mise en péril (inondation) ou d'un risque de pollution importante, et dont l’ampleur dépasse la capacité de gestion d’un propriétaire privé à intervenir. Ces cas sont exceptionnels et soumis à un encadrement préfectoral.


L’intervention de l’entreprise « Rameau Elagage »

Les accumulations de déchets en cours d’eau sont complexes à traiter. Sur le chantier du Moulon, deux barrages flottants, mis à disposition par la ville de Bourges, ont été installés en aval, pour limiter la remobilisation des déchets dans le milieu lors du chantier. Il s’agit ensuite de sortir les déchets, dans des conditions aquatiques et sanitaires risquées, puis de procéder à un tri : plastiques, éléments ferreux, gravas, bois, aérosols, etc… .

Les conditions d’immersions prolongées des déchets provoquent leurs fragmentations (exemples : billes de polystyrènes) et certains d’entre eux deviennent difficilement identifiables, notamment les contenants de produits inconnus. Les filières de traitement sont alors complexes à déterminer, certains déchets nécessitent des analyse(s), d'autres font l'objet de « refus ». si la durée d'immersion a été trop importante.



Déchets triés par l'entreprise "Rameau Elagage"

La responsabilité individuelle de chacun de nous au quotidien

L’agglomération de « Bourges Plus » travaille sur des projets de renforcement de ses équipements urbains pour répondre à cet enjeu. Les retours d’expériences démontrent cependant l’efficacité encore partielle de ces aménagements, selon les rythmes des déchets mobilisés dans les réseaux, ou encore les débits des cours d’eau, … .

Chacun est alarmé par les images d’une surmortalité de Manchots de Magellan ou la fin tragique d’un Béluga dans la Seine, alors qu’une forme d’habituation de certains de nos comportements, délétères pour les milieux, passent souvent inaperçus : les mégots, tickets de caisses, compotes à boire qu’on jette sur le trottoir, …


Les molécules de plastiques dans l’environnement

L’état des lieux des résidus de plastiques dans nos milieux, et dans le cycle de l’eau, est alarmant. D’une façon générale, nous ingérons quotidiennement de nombreuses molécules de plastiques. Par exemple lorsqu'on consomme de l'eau en bouteille.

Les effets « cocktails » et « cumulatifs » dans les organismes sont néanmoins encore mal connus pour le moment (impacts hormonales, reproductions…). https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/microplastiques-maxi-soucis-8184234


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