Travaux sur le bief de l'Ouatier à Sainte Solange

October 24, 2016

L'avant projet (stage 2015)

 

Assisté par les chargés de mission du syndicat, Héloïse Gornard (stagiaire en 2015) a réalisée une étude d'avant projet très précise du site avec de très nombreux relevés de terrain. Ces derniers ont notamment permis la réalisation d'une modélisation hydraulique (logiciel Hec-Ras) dont l'objectif était d'évaluer l'incidence des aménagements projetés sur le risque inondation.

Le syndicat a également effectué des modélisations en trois dimensions (logiciel Sketch-Up) pour permettre une meilleure perception de l’intervention projetée. Dans ce type de projet, localisé en centre Bourg, la modélisations s’avère être indispensable pour la bonne compréhension et l'acceptation de tous (volet paysagé primordial).

Toutes ces analyses ont permis d'établir une relation particulière avec les parties prenantes, que ce soit sur le terrain ou bien lors de réunions de présentation.

 

Ainsi, à la fin du stage d'Héloïse, la mise en oeuvre d'une opération était validée pour l'année 2016.

 

Le chantier, en quelques mots

 

L'intervention concerne les actions 1 et 2 du Contrat Territorial. Sous la maîtrise d'ouvrage et le pilotage du SIVY, l’entreprise Chognot TP, basé en Charente Maritime et spécialisée dans les aménagements en rivière, a mis en oeuvre une opération de restauration sur une portion communale du bief de l’Ouatier à Sainte-Solange.

 

Deux semaines de travaux ont été nécessaires pour redessiner un lit plus adapté au régime hydraulique, grâce à l'emploi de techniques en génie écologique (banquettes végétalisées, recharges granulométriques, ...).

 

Le coût total des opérations (pour 80 mètres linéaire) s'élève à 27.810 euros TTC (financement : Agence de l'Eau Loire Bretagne, Conseil Régional Centre-Val De Loire, Conseil Départemental du Cher, SIVY).

 

Un coup de pouce bénéfique à la rivière

 

La dynamisation du cours d’eau permettra une amélioration des composantes physiques (limiter le phénomène d’envasement par l’accélération des vitesses d’écoulement), chimiques (une meilleure oxygénation des eaux améliore la capacité auto-épuratrice du cours d’eau), et biologiques (la diversité des habitats favorise une diversité plus importante et adaptée de la faune et de la flore).

 

La bonne fonctionnalité de ces aménagements est directement liée la bonne gestion d'une vanne (ou pelle) du moulin du bourg située à l’aval du site. C’est pourquoi, le SIVY accompagne les propriétaires du moulin vers une nouvelle gestion de cette vanne. Pour le moment, et dans l’attente d’une stabilisation des banquettes par la végétation, la vanne est maintenue en position ouverte.

 

Enfin, des plantations (27 arbres et arbustes, végétation subaquatique) ont complété ces travaux et favorisent l’attractivité paysagère du site.

 

De nombreux visiteurs au cours du chantier

 

Les travaux ont attisé la curiosité de nombreux riverains. Chacun a pu se faire sa propre idée du chantier, avec des marques de scepticisme (« il n’y a plus d’eau dans le bief », « où sont passés les poissons ? », « on ne pourra plus pêcher la carpe ! »), ou d’enthousiasme (« nous aurons un lieu de promenade intéressant », « on a la sensation de retrouver une rivière dans notre bourg », « c’est agréable d’entendre l’eau qui court », "le milieu sera plus favorable à la truite").

 

L’ouverture de la vanne aura pour conséquence une évolution des habitants piscicoles du site

 

Plusieurs explications ont été nécessaires, notamment en rapport à l’ouverture de la vanne et au devenir des poissons.

 

Rappelons qu’il n’y a aucune crainte à avoir sur un éventuel assèchement du bief, résultant de l’ouverture de la vanne (dont l'influence est évalué à une centaine de mètres). En effet, les débits entrants et sortants sont identiques à ceux qui transitaient avant ouverture de la vanne, il s’agit donc simplement d’une adaptation du bief qui se traduit par le passage d’une configuration plan d’eau (le niveau d’eau jusqu’au pont étant régulé par la côte du déversoir du moulin du Bourg) à une configuration cours d’eau (alternances d’écoulements lents et rapides).

 

En ce qui concerne la faune piscicole, le bief conserve des zones profondes et bien oxygénées appelées « mouilles » qui devraient permettre aux poissons de grandes tailles de bénéficier de zones favorables à leurs refuges.

 

Toutefois, il convient de rappeler que l’Ouatier est une rivière de première catégorie, abritant des populations de truites ou de vairons. La présence de carpes (citons cet exemple !) n’est donc possible qu’au travers d’aménagements qui créent artificiellement des plans d’eau sur rivière (seuils, barrages, moulins, ...).  

 

Une opération soutenue par les acteurs locaux

 

Il est important de souligner la participation active de la commune de Sainte-Solange et de l'association de pêche locale (AAPPMA "la truite de Sainte-Solange") qui ont facilité le déroulement du chantier.

 

 

 

 

 

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